Finances d'entreprises

Ce site traite de la finance d'entreprise en général, d'évaluation de sociétés et de comptabilité générale. Il a été crée dans le cadre d'un cours de veille économique assuré par Jean-Paul Pinte enseignant en master de management et contrôle.

31 mai 2006

Emploi

Echec français, modèle britannique?

propos recueillis par Anne Vidalie

Les statistiques sont cruelles: 4,7% de chômeurs parmi la population active en Grande-Bretagne, 9,6% en France. Et, en prime, outre-Manche, plus de seniors et de jeunes au travail, une croissance plus dynamique, une richesse par habitant supérieure. La France devrait-elle s'inspirer de l'exemple britannique? Débat entre deux hommes qui ont passé de longues années aux premières loges de la politique de l'emploi dans leurs pays respectifs: Bernard Brunhes, vice-président du groupe de consultants BPI, a été conseiller social de Pierre Mauroy à Matignon; le très francophile - et parfait francophone - Denis MacShane, ex-ministre des Affaires européennes de Tony Blair, est aujourd'hui député de Rotherham, une circonscription du Yorkshire durement touchée par le déclin de l'industrie minière et sidérurgique dans les années 1980

Les jeunes et les salariés sont descendus dans la rue pour dire non au contrat première embauche (CPE). Cette allergie à la flexibilité est-elle une exception française?

Denis MacShane: La réalité est là: le chômage de masse s'installe chez les jeunes Français. Pourquoi ne pas examiner ce qui se pratique en Espagne, dans les pays scandinaves, en Grande-Bretagne, au Canada, et même aux Etats-Unis, puis décider quelles sont les meilleures options pour la France? La flexibilité, à mon sens, est essentielle à la modernité.
Bernard Brunhes: Ce n'est pas la flexibilité que les étudiants redoutent, c'est la précarité, la difficulté de s'insérer. Mais, dans le discours politique et idéologique français, flexibilité = précarité = impossibilité de s'insérer. Ce qui est faux. Le marché du travail français est beaucoup plus flexible qu'on le dit. Les contrats à durée indéterminée n'empêchent pas les licenciements économiques. Quant aux jeunes, ils sont abonnés aux contrats à durée déterminée et aux stages. La flexibilité est là depuis longtemps!


«Chacun devrait pouvoir travailler plus s'il le souhaite»
Denis MacShane

Le taux de chômage britannique est inférieur de moitié au nôtre. Y a-t-il une réussite britannique et un échec français?

D. M.: Nous avons nos propres problèmes: notre économie tourne moins bien et une grande partie des postes de travail créés ces cinq dernières années sont dans le secteur public, donc payés par les impôts. Or, si le taux d'imposition devient trop lourd, nous courons le risque de réactions négatives de nos concitoyens. Cela dit, il est très grave pour l'Europe que les économies de trois des quatre grands pays, la France, l'Italie et l'Allemagne, tournent au ralenti, avec des niveaux de chômage élevés. Ce qui me surprend, c'est de constater à quel point la France n'a pas modifié son idéologie ni son approche de l'économie depuis dix ans. L'immobilisme est total. Vous avez la droite ultralibérale, style Nicolas Baverez, qui dénonce, dénonce, dénonce. C'est le Savonarole du néoconservatisme! Vous avez les intellectuels les plus brillants de la gauche européenne, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, qui chantent les hymnes de la dernière décennie. Quand la France va-t-elle se réformer? Quand les socialistes vont-ils se décider à reconnaître que le roi étatisme est nu?
B. B.: A l'heure actuelle, le Royaume-Uni récolte les fruits d'une période extrêmement dure, au cours de laquelle Margaret Thatcher a pris des options libérales très fermes. Nous ne sommes pas du tout dans cette situation en France. Le combat politique entre une droite qui n'est pas vraiment à droite et une gauche tirée vers l'extrême gauche est marqué par des discours idéologiques qui ne coïncident pas avec la réalité. Le libéralisme n'existe pas. Dire, simplement, que l'économie libérale est une donnée, que les emplois ne sont pas durables ne va pas de soi.
D. M.: Ce qui a changé en Grande-Bretagne, c'est que le Labour, en arrivant au pouvoir, a fait son aggiornamento. Après dix-huit ans d'opposition, nous nous sommes dit: «Plus jamais ça!» Nous avons cherché partout dans le monde des solutions qui marchent. Nous avons mis en place un salaire minimum, en nous s'inspirant du Smic français, par exemple. Avec les syndicats, nous avons été très clairs: c'est le gouvernement élu qui gouverne, pas eux. Nous n'avons pas cherché à défendre les emplois à tout prix. Nous avons choisi d'ouvrir notre marché aux investisseurs. Le drapeau britannique ne flotte plus sur nos entreprises, c'est vrai! Oui, nos constructeurs automobiles ont été remplacés par des Japonais. Oui, l'approvisionnement en électricité a été confié à EDF. Mais je n'ai pas l'impression de trahir mon pays en portant une cravate Hermès ou en roulant en Peugeot. Quand je monte dans un avion d'Air France, je ne me demande pas si les moteurs sont fabriqués par Pratt & Whitney ou Rolls-Royce. Et je trouve ça très bien qu'EDF ait placardé notre capitale d'affiches disant: «Oui à Londres pour les Jeux olympiques de 2012»!
B. B.: Nous vivons les mêmes évolutions que la Grande-Bretagne. Beaucoup d'entreprises prétendument françaises sont détenues par des fonds de pension ou des capitalistes étrangers. Mais, ici, ces changements passent mal. Voyez la bagarre qui oppose Suez, Enel et Gaz de France. Le gouvernement souhaite une fusion Suez-Gaz de France pour ne pas laisser entrer sur notre marché les Italiens d'Enel. La preuve que la droite française est loin de l'ultralibéralisme! Quant aux personnels de Gaz de France, ils protestent contre une privatisation masquée. Plus personne ne se préoccupe de savoir si l'opération est économiquement intéressante pour notre pays.

En Grande-Bretagne, mieux vaut un mauvais emploi que pas d'emploi du tout. En France, on préfère un bon chômage à un mauvais emploi…

B. B.: Un salarié français qui perd son poste peine à en retrouver un; un Britannique sait, lui, qu'il a de bonnes chances. Voilà qui façonne des visions de l'emploi très différentes. En France, on a peur. Pour soi, pour ses enfants, ses amis. Cette peur gèle le débat, bloque le dynamisme économique.
D. M.: J'ai un ami anglais qui est guide de haute montagne à Chamonix. Il souhaitait embaucher quelqu'un pour s'occuper de ses clients et de sa paperasserie administrative. Il pouvait payer un salaire, mais pas les charges sociales. Résultat: pas d'emploi créé, pas d'argent injecté dans l'économie de Chamonix. Il y a, en France, des centaines de milliers de cas identiques. Voilà une révolution à mener: transférer vers l'impôt les sommes nécessaires pour assurer la couverture médicale, au lieu d'en faire une question de vie ou de mort pour l'entreprise.
B. B.: Les choses ont évolué avec l'introduction de la contribution sociale généralisée, prélevée sur la quasi-totalité des revenus. La complexité de notre système d'aides à l'emploi me semble aussi grave que le niveau des charges. Nous avons tellement de catégories de contrats plus ou moins aidés que les employeurs ne s'y retrouvent pas. Et, régulièrement, on empile de nouveaux dispositifs, comme le CPE et le contrat nouvelle embauche. En Grande-Bretagne, la politique de l'emploi s'inscrit dans la continuité depuis dix ou quinze ans. Tony Blair n'a pas révolutionné le système, il l'a amélioré.
D. M.: Il a également donné la priorité à la création d'entreprises et d'activités nouvelles. En France aussi, il faut envoyer des signaux aux investisseurs et aux entrepreneurs, chercher dans tous les domaines comment libérer les énergies. Deux exemples. Ici, vendre ou acheter une maison coûte deux fois plus cher à cause du corporatisme des notaires et des avocats. Trouver des fonds pour créer une société n'est pas une mince affaire non plus. Chez nous, il suffit de contracter un emprunt de 100 000 euros contre la valeur de sa maison.
B. B.: Votre vision est un peu négative. J'ai une maison à Saint-Gervais, près de Chamonix. Deux chalets viennent d'être construits à côté du mien… par des Anglais, sûrement convaincus qu'on peut investir en France!
D. M.: Tant mieux. Ils ont donné du boulot à des entreprises françaises…
B. B.: Pas du tout. L'un des deux est venu avec son camion et a tout apporté. Quant à la création d'entreprises, elle ne marche pas si mal en France: 220 000 sociétés voient le jour chaque année. Nous ne souffrons pas d'un manque d'initiative individuelle, mais du conservatisme extraordinaire des institutions et des structures. Prenez le Code du travail: le nombre d'articles a été multiplié par quatre en vingt-cinq ans. Quant à notre service public de l'emploi, il est éclaté entre une dizaine de services. En cas de restructuration ou de licenciement économique collectif, vous avez en face de vous des représentants de l'ANPE, des Assedic, de la mission locale pour l'emploi, de l'inspection du travail, de la direction départementale du travail, etc.


«Ce n'était pas idiot, les 35 heures. Mais la formule est rigide»
Bernard Brunhes

La France dépense beaucoup moins d'argent que la Grande-Bretagne pour la réinsertion des chômeurs, mais beaucoup plus pour leur indemnisation…

B. B.: En effet. En outre, cet argent est mal utilisé, puisqu'il est réparti entre de multiples administrations qui passent plus de temps à se coordonner, à faire du travail administratif - ou à se disputer - qu'à véritablement lutter contre le chômage. Il y a un conseiller pour 160 chômeurs dans le service public de l'emploi français, 1 pour 30 en Grande-Bretagne.
D. M.: Nous, nous n'avons pas hésité à dire aux chômeurs: «Vous devez accepter un boulot, même s'il ne vous convient pas, sinon vous allez perdre vos allocations.» En France, on parle beaucoup de droits, très peu de responsabilités.
B. B.: On voit bien qu'il faudrait consacrer plus d'argent à la recherche d'emploi, et moins à l'indemnisation. Mais nous sommes dans un cercle vicieux. Etant donné notre taux de chômage et la faiblesse de nos services de conseil et d'accompagnement, nous ne pouvons que dire aux chômeurs: «Vous avez des droits, mais aussi des responsabilités.» Pas l'inverse.

La France s'est-elle fourvoyée en réduisant la semaine de travail à 35 heures?

D. M.: Dans les années 1980, la métallurgie a fait grève pour les 35 heures, en Grande-Bretagne comme en Allemagne. J'étais pour. Nous avons d'ailleurs arraché la semaine de 39 heures en Grande-Bretagne. Mais j'avais tort. J'espère que la gauche française, à son tour, va dire: «Nous avons eu tort.» En 1970, quand un Américain travaillait 100 heures, un Français en faisait 107. Aujourd'hui, c'est 70. Chacun devrait pouvoir travailler plus s'il le souhaite.
B. B.: Ce n'était pas idiot, les 35 heures. Martine Aubry souhaitait que la réduction du temps de travail fasse l'objet de négociations entre patronat et syndicats. Trop divisés, ils en ont été incapables. Résultat: au lieu d'un système souple, nous avons une formule rigide qui ne permet pas à ceux qui le veulent de travailler davantage.
D. M.: J'ai l'impression que les syndicats, en France, préfèrent se montrer contestataires face à un gouvernement de droite plutôt que coopératifs avec un gouvernement de gauche… En Grande-Bretagne, après les années Thatcher, nos syndicalistes ont jugé que le pire des gouvernements travaillistes valait mieux que le meilleur des gouvernements conservateurs.

Les socialistes français ne sont pas prêts à s'inspirer du Labour de Tony Blair, semble-t-il...

D. M.: Je me souviens de la réaction de l'un de mes collègues ministres, après la nomination de Lionel Jospin à Matignon. «Y a-t-il quelque chose qu'on peut apprendre des socialistes français?» s'est-il interrogé. Cette arrogance m'avait choqué. Quelque temps plus tard, je suis venu à Paris pour ma première réunion avec l'équipe de Jospin. Qu'ai-je entendu? Non à la flexibilité. Non au libéralisme. Non aux petits boulots. J'ai eu le sentiment que, si une solution n'était pas made in France, elle n'était pas bonne. Il y a vingt ans, j'ai écrit un document pour la Fabian Society, un club de réflexion de centre gauche, qui s'intitulait «Leçons françaises pour le parti travailliste». On m'a accusé de vouloir vendre au Labour le mauroyisme et le mitterrandisme. Quelqu'un pourrait-il écrire aujourd'hui «Des idées anglaises pour le PS»?
B. B.: Ségolène Royal, peut-être… Mais il est vrai que le système britannique nous effraie. Pour de mauvaises raisons, qui tiennent à l'idéologie, à notre peur de ce que nous appelons l'ultralibéralisme…
D. M.: Alors qu'il n'y a jamais eu autant d'Etat en Grande-Bretagne…
B. B.: C'est vrai. Nous avons aussi quelques bonnes raisons de nous méfier: l'insuffisance des services publics - même si Tony Blair essaie d'y remédier; l'existence d'une masse importante de pauvres que l'on force à prendre des emplois dont ils ne veulent pas; la mort de l'industrie britannique.
D. M.: Le chômage de masse, à mes yeux, est à la France d'aujourd'hui ce qu'était le conflit algérien à la France de ma jeunesse. Il faut que quelqu'un tranche le nœud gordien, dise «je vous ai compris», pour mieux libérer la France de ce fardeau qui sape physiquement votre pays.

Source : www.l'express.fr

Merci Denis MacShane!

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Remaniement de postes

Finances publiques Les arbitrages attendus la semaine prochaine
Budget 2007 : la baisse du nombre de fonctionnaires agite la majorité
Recevant hier à déjeuner une quinzaine de députés UMP des commissions des Finances et des Affaires sociales, le Premier ministre, Dominique de Villepin, a affirmé son refus de présenter un budget 2007 électoraliste. Il a notamment confirmé son intention de faire évoluer, l'an prochain, les dépenses budgétaires de 1 point au-dessous de l'inflation. Mais l'intention prêtée au chef du gouvernement d'afficher une baisse « courageuse » du nombre de fonctionnaires provoque un débat au sein de la majorité. Craignant des conséquences électorales en 2007, certains députés UMP appellent le Premier ministre à la retenue sur les baisses d'effectifs de la fonction publique.

Source : www.lesechos.fr

Espérons que Monsieur le Premier ministre résistera à ses confrères pour le bien de l'économie française.

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Infrastructures

Aéroports de Paris veut lever 1,2 milliard d'euros
Les modalités de l'introduction en Bourse officialisées aujourd'hui

Le gestionnaire des aéroports parisiens doit présenter ce matin les modalités officielles de son introduction en Bourse. L'opération, qui attendait hier, tard dans la soirée, le visa de l'Autorité des marchés financiers (AMF), suivi du feu vert officiel du ministère de l'Economie et des Finances, prévoit de lever au total 1,217 milliard d'euros répartis équitablement entre une cession de titres de l'Etat et une augmentation de capital. Fondée sur une valorisation du groupe, avant augmentation de capital, entre 3,6 milliards et 4,1 milliards d'euros, la fourchette de prix estimée pour l'action ADP se situerait entre 42 et 48,50 euros pour les investisseurs institutionnels avec une décote de 1 euro appliquée aux particuliers. Bercy se réserve par ailleurs la possibilité d'exercer une « clause d'extension » qui pourrait relever jusqu'à 800 millions d'euros la part lui revenant. Sa participation restera toutefois nettement majoritaire, entre 67 % et 72 % du capital.

Source : www.lesechos.fr

L'AMF donne son autorisation finale. Nous en saurons peut-être plus prochainement.

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30 mai 2006

Téléphonie mobile

Le numéro un mondial de la téléphonie mobile, Vodafone, a annoncé, mardi 30 mai, les pires pertes jamais enregistrées dans l'histoire de l'économie britannique : 21,9 milliards de livres (31,9 milliards d'euros) pour son exercice clos fin mars 2006, contre un bénéfice net de 6,41 milliards un an plus tôt. Son chiffre d'affaires, lui, a augmenté de 10 %, à 29,35 milliards de livres. Le groupe a également annoncé des suppressions d'emplois, notamment 400 à son siège de Newbury.

Malgré ces pertes, le groupe a décidé de distribuer 9 milliards sous forme de dividendes à ses actionnaires au lieu des 6 milliards prévus après la cession de sa filiale japonaise (Le Monde daté 19-20 mars).

Ces mauvais résultats ne sont pas une surprise. En février, le groupe avait annoncé qu'il allait faire une provision de 28 milliards de livres pour couvrir des dépréciations d'actifs, principalement ceux hérités de l'allemand Mannesmann, acquis en 2000.

Hors dépréciation d'actifs, le résultat net augmente de 6,8 %, à 6,33 milliards de livres.

Depuis fin 2005, l'opérateur est sous pression. Sous l'effet d'un marché européen du mobile mature et des marges réduites, il a annoncé en février que la croissance de ses ventes serait moins élevée que prévu (5 % au lieu de 6,5 %) pour l'exercice en cours.

Vodafone paye aujourd'hui la course au gigantisme dans laquelle il s'est lancé depuis dix ans. En mars, il a vendu pour 8,9 milliards de livres sa filiale japonaise à Softbank. Régulièrement, des rumeurs de cession font surface concernant ses 45 % détenus dans l'américain Verizon Wireless.

A l'heure de la convergence, Vodafone est victime de son modèle tourné entièrement vers le mobile. Pour y pallier, Arun Sarin, son directeur général, a annoncé en avril la création de trois entités, dont l'une doit se concentrer sur les technologies convergentes fixe (via l'ADSL et le Wifi) et mobile.

Nathalie Brafman

Source : www.lemonde.fr

Difficile d' imaginer ces sommes, toujours est-il qu'elles manquent à la société actuellement. Les normes comptables de dépréciation d'actifs ne doivent pas y être étrangères sinon il s'agit d'un gros problème de gestion. Cela pousse vodafone à revoir sa stratégie.

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Sidérurgie

Arcelor : Colette Neuville monte au créneau
La présidente de l'Adam réclame qu'Alexeï Mordachov lance une OPA

Très critique sur le projet de mariage annoncé entre Arcelor et le sidérurgiste russe Severstal, Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), a envoyé hier soir une longue lettre à la direction d'Arcelor. Elle y réclame qu'Alexeï Mordachov, le patron de Severstal, qui doit devenir l'actionnaire clef du futur ensemble, lance une OPA en bonne et due forme sur Arcelor. Le projet actuel prévoit qu'il monte rapidement à plus de 37 %, mais sans offre publique. De leur côté, Alexeï Mordachov et le patron d'Arcelor ont entamé hier une série de réunions pour convaincre les investisseurs. Le Russe dément aux « Echos » toute intention de monter à 45 % dans le capital. Il n'en a ni les moyens ni le droit. Kamal Nath, le ministre indien du Commerce, soutient de son côté Mittal : « La nationalité d'un repreneur ne devrait pas compter », dit-il.

Source : www.lesechos.fr

Il semblerait que certains actionnaires soient pro Mordachov. Les indiens font grise mine et pensent être victime de problèmes de nationalité. Est-ce vraiment le cas. Il s'agit peut-être plutôt de se défendre face à une OPA hostile...

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Budget 2005 : Avis de la cour des comptes

Le rapport sur l'exécution budgétaire 2005
Dette : l'avertissement de la Cour des comptes

Au moment même où le gouvernement commence les grands arbitrages sur le projet de loi de Finances pour 2007, la Cour des comptes s'inquiète du manque de sincérité du budget. Dans le rapport sur l'exécution de la loi de Finances 2005 qu'elle publie aujourd'hui, la haute juridiction financière, présidée par Philippe Séguin, pointe le manque de maîtrise du déficit de l'Etat. Elle déplore surtout la déconnexion croissante entre le solde budgétaire et la dette publique. Les magistrats de la Rue Cambon dénoncent notamment des opérations de reprise de dettes « assimilées à tort à des opérations de trésorerie » qui, du coup, n'apparaissent pas dans le budget. Plus généralement, ils se montrent pessimistes sur la mise en place de la réforme des procédures budgétaires : selon eux, la loi organique relative aux lois de Finances (LOLF) a pris du retard et mériterait une initiative politique vigoureuse pour être menée à bien. Un enjeu fondamental pour la Cour, qui est appelée à certifier les comptes de l'Etat à partir de 2007.

Source : www.lesechos.fr

Les comptes de l'Etat semblent être présentés de façon plus satisfaisante pour les hauts fonctionnaires. Il semble y avoir confusion entre flux de trésorerie et dettes, ce que ne manque pas de relever la cour des comptes.

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Energie électrique

Electricité : les prix flambent malgré l'ouverture du marché
L'année dernière, les tarifs ont bondi partout en Europe

Record en France avec une hausse de 48 % sur le marché dérégulé

La grogne monte dans les entreprises clientes

Dans l'électricité, l'ouverture du marché européen à la concurrence se traduit par une forte hausse des prix, au lieu de la baisse espérée. Selon l'étude annuelle du consultant NUS, les prix de l'électricité sur le marché dérégulé ont grimpé dans tous les pays d'Europe l'année dernière, avec partout des progressions supérieures à 10 %, sauf en Allemagne (+7,5 %). C'est en France que la hausse a été la plus forte, avec un bond de 48 %. Ce mouvement est lié en grande partie à la flambée du pétrole et du gaz, deux des principaux combustibles utilisés pour produire du courant, mais aussi à l'application de nouvelles taxes environnementales sur les achats d'électricité. Deux ans après la libéralisation du marché français pour les clients professionnels, l'écart se creuse ainsi entre les tarifs des marchés régulé et dérégulé. Pour les clients restés dans le cadre du monopole, les tarifs n'ont pas évolué sur les douze derniers mois. La grogne monte dans les entreprises clientes, poussant le gouvernement à agir avant l'ouverture aux particuliers en 2007.

Source : www.lesechos.fr

Le marché de l'électricité suit la tendance à la hausse des autres énergies. L'ouverture du marché n'a pas eu pour effet de réduire les prix, cette énergie est soumise aux lois du marché. Lorsqu'il en sera de même pour les particuliers cela risque de beaucoup moins passer inaperçu. 

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29 mai 2006

Michelin

Mort d'Edouard Michelin : un leader mondial orphelin
Après le décès accidentel de son patron, l'inquiétude domine au sein du fabricant clermontois de pneus

« L'avenir de l'entreprise est assuré » déclare Michel Rollier

Il reste le seul des trois cogérants encore en fonction

Michelin en deuil s'emploie désormais à rassurer, tant son personnel que les marchés. « L'avenir de l'entreprise est assuré », a insisté Michel Rollier, dimanche à la sortie de la messe célébrée dans la cathédrale de Clermont-Ferrand, où les funérailles d'Edouard Michelin se dérouleront mercredi après-midi. Après la disparition tragique du jeune patron de quarante-deux ans, vendredi au large de l'île de Sein, la cogérance n'est plus animée que par michel Rollier alors qu'elle comptait encore trois membres voici peu de temps. La situation inquiète. Si le statut de commandite de Michelin constitue un bon moyen de défense contre les OPA et permet à un actionnariat familial de dérouler une stratégie à long terme, il s'accommode mal de bouleversements au sein de l'état-major. L'intronisation d'un frère ou d'une soeur d'Edouard ne semble pas à l'ordre du jour pour l'instant. La disparition du jeune patron a soulevé une cascade de réactions. « C'est d'une certaine façon l'économie française qui est en deuil », a affirmé le président Jacques Chirac.

Source: www.lesechos.fr

Le commandite met en partie la société à l'abris d'attaques suite à l'ébranlement que cette dernière vient de connaître.

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Le chevalier noir ne démord pas

Le rapprochement Arcelor-Severstal ne fait pas l'unanimité
Mittal décidé à contrer la carte russe d'Arcelor

Lakshmi Mittal ne s'avoue pas vaincu. En officialisant vendredi dernier un projet de fusion avec le sidérurgiste russe Severstal, dont le propriétaire, Alexeï Mordachov, deviendrait l'actionnaire de référence du nouveau groupe, Arcelor a repris l'avantage dans sa lutte contre l'OPA hostile du néerlandais. Mais le magnat indien estime que ce mariage russe peut encore être abandonné et en appelle pour cela aux actionnaires d'Arcelor. Si au moins 20 % du capital sont réunis, une assemblée générale extraordinaire peut être convoquée pour adopter une résolution hostile au projet. Par ailleurs, l'accord serait remis en cause si Mittal obtient une part du capital d'Arcelor plus importante que celle de Mordachov. Parmi les investisseurs, un rapprochement avec Severstal ne suscite pas l'unanimité. Vendredi, l'action Arcelor a cédé près de 3 %, à 33,05 euros.

Source : www.lesechos.fr

Mittal souhaite faire une offre irrésistible aux actionnaires d'arcelor, d'autant plus que le chevalier blanc russe ne fait pas l'hunanimité chez ces derniers.

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26 mai 2006

Le chevalier blanc

Arcelor engage une fusion avec le russe Severstal pour contrer Mittal 
Les termes de cette offre de fusion «défensive» prévoient que les actionnaires d'Arcelor détiendront 68% de ce nouveau leader mondial de l'acier, pesant 46 milliards d'euros de chiffre d'affaires. L'homme d'affaires russe Alexey Mordashov en sera le premier actionnaire, avec 32% du capital

Source : www.lesechos.fr

Une chance pour Arcelor de contrer Mittal tout en créant un concurrent important à celui-ci

Posté par jeanbenoit à 20:23 - stratégie d'entreprise - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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