Finances d'entreprises

Ce site traite de la finance d'entreprise en général, d'évaluation de sociétés et de comptabilité générale. Il a été crée dans le cadre d'un cours de veille économique assuré par Jean-Paul Pinte enseignant en master de management et contrôle.

19 janvier 2007

Informations financières

La directive transparence entre en vigueur demain
[ 19/01/07 ]

Dès demain, le contenu de l'information financière, les délais de publication et ses modalités de diffusion et d'archivage changent. La nouvelle réglementation pose d'importants problèmes pratiques. Le raccourcissement à deux mois du délai de publication des résultats semestriels concentre les critiques.


Ce n'est pas la révolution que certains ont espérée et d'autres redoutée. Mais, assurément, l'entrée en vigueur de la directive sur la transparence, destinée à renforcer et harmoniser l'information financière des sociétés cotées dans l'Union européenne, pose d'importants problèmes pratiques. La directive redéfinit l'information requise, modifie les délais de publication et les modes de diffusion.

Principal sujet de doléance : le raccourcissement, à deux mois, du délai de publication des résultats semestriels, qui fixe au 31 août la limite pour les entreprises dont l'exercice s'achève au 31 décembre. La période estivale s'ajoute donc à la brièveté du délai pour compliquer la tâche des émetteurs. Middlenext, qui représente les valeurs moyennes, est parti en croisade contre cette nouvelle obligation, recueillant plus de 150 signatures. « Le problème est particulièrement aigu pour les valeurs moyennes, qui ont des ressources internes très limitées. Nous espérons mobiliser aussi dans d'autres pays comme la Belgique ou les Pays-Bas », explique Guy Mamou-Mani, président de Middlenext. Dans les grandes entreprises, l'échéance paraît aussi difficile à tenir, qu'il s'agisse de mobiliser les ressources internes, de caler l'intervention des commissaires aux comptes ou de s'adresser à une communauté financière clairsemée durant la période estivale. La marge de manoeuvre apparaît cependant quasi nulle, car une modification de la directive elle-même serait nécessaire. De plus, les tentatives pour allonger le délai à trois mois - soit fin septembre - lors de l'élaboration de la directive avaient échoué.

Nouvelles obligations

Le contenu de l'information pose moins de problèmes. L'idée initiale de rendre les résultats trimestriels obligatoires ayant été abandonnée, l'information trimestrielle est simplement renforcée. Le débat a été largement désamorcé par des travaux de place qui ont débouché sur une position pragmatique, préservant la liberté de manoeuvre des entreprises. Une issue satisfaisante pour le Medef à la condition que les entreprises ne se sentent pas obligées d'en faire plus que ce que demandent les textes.

Parallèlement, la superposition des obligations risque bien de compliquer la vie des émetteurs. Car le dispositif nouveau s'ajoute à l'ancien et notamment aux obligations de publication au « Balo » (Bulletin des annonces légales obligatoires), selon des contenus et des délais différents. Par ailleurs, le rapport financier annuel prévu par la nouvelle réglementation ne se confond pas avec le document de référence, spécificité française non obligatoire, mais très utilisée. « Une harmonisation des contenus serait vraiment bienvenue. Il faut éviter l'empilement des rapports, qui ne sert pas l'objectif d'amélioration de l'information et donc de la confiance des actionnaires », estime Eliane Rouyer, présidente du Cliff, association française des relations investisseurs.

Diffuseurs professionnels

Quant à la diffusion, l'information réglementée devra désormais être publiée par voie électronique, soit directement par l'émetteur selon des conditions précises, soit par le biais de diffuseurs professionnels dont la liste est établie par l'AMF (quatre diffuseurs ont été adoubés pour l'instant). Au Royaume-Uni, le recours à un diffuseur agréé est obligatoire. En outre, la France fait exception avec le maintien d'une obligation de diffusion par voie de presse, selon des modalités souples. « Les sociétés peuvent adapter leur communication par voie de presse à leur taille ou à la composition de l'actionnariat, dans le cadre d'une obligation générale de bonne information du public dont nous apprécierons le respect a posteriori. Il y aura ainsi possibilité de déconnexion entre l'information diffusée par voie électronique et par voie de presse à la fois sur le contenu, sur le format et sur le rythme. Il faudra donc que les sociétés veillent particulièrement à la cohérence de ces différents flux d'information », explique Hubert Reynier, secrétaire général adjoint de l'AMF, en charge de la régulation et des affaires internationales.

CAROLINE LECHANTRE

Source www.lesechos.fr

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16 novembre 2006

Le boulot des financiers continue en même temps que la réorganisation industrielle chez EADS.

EADS serait prêt à élargir le tour de table d'Airbus

Des fonds de Dubaï et du Qatar sont pressentis

Ils reprendraient une partie des 20 % rachetés à BAE

D'autres investisseurs, russes, chinois et même américains pourraient les rejoindre

Le tour de table d'Airbus, aujourd'hui contrôlé à 100 % par EADS, pourrait accueillir prochainement de nouveaux actionnaires étrangers. Selon nos informations, les dirigeants du groupe aéronautique seraient en effet favorables à l'arrivée de fonds d'investissement originaires de Dubaï et du Qatar : deux émirats dont les compagnies aériennes sont parmi les plus gros clients d'Airbus. L'opération, qui prendrait la forme d'une augmentation de capital réservée, pourrait être bouclée d'ici à la fin de l'année. Elle permettrait de faire face aux besoins de financement de l'avionneur, notamment pour lancer le nouvel A350, sans devoir en passer par une augmentation de capital au niveau d'EADS, rejetée par les deux actionnaires privés, DaimlerChrysler et Groupe Lagardère. En outre, elle offrirait une solution alternative pour la banque russe VTB, qui pourrait troquer sa participation non souhaitée dans EADS contre un siège chez Airbus.

www.lesechos.fr


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02 novembre 2006

Industrie pharmaceutique

Les ventes de Plavix en chute de 40 % aux Etats-Unis

Sanofi-Aventis affronte des vents contraires

Concurrence des génériques sur le Plavix outre-Atlantique et réforme des systèmes de santé en Europe se sont conjuguées pour frapper de plein fouet le chiffre d'affaires du laboratoire français Sanofi-Aventis. Il a chuté de 1,1 % au troisième trimestre, à 6,9 milliards d'euros, entraînant une baisse de 11,6 %, à 1,7 milliard, des revenus. Ces résultats ponctuent un été meurtrier, marqué par une contraction de 40 % de la demande américaine de son médicament phare, le Plavix, concurrencé par un médicament canadien moins cher. D'autres molécules du laboratoire présidé par Jean-François Dehecq pourraient subir le même sort. En outre, le chiffre d'affaires se ressent des baisses de prix et des déremboursements de médicaments décidés en Europe pour tenter de contrôler les dépenses de santé. A signaler, une bonne nouvelle, qui n'a cependant pas suffi à soutenir le cours de l'action, en baisse hier, à Paris, de 2,77 %, la demande de somnifère Stilnox progresse d'un tiers.

www.lesechos.fr

Peut-on réellement se réjouir de la progression des ventes d'un produit tel que le somnifère d'un point de vu autre que financier pour une fois? Peut-être de qualité, c'est tout de même un mauvais produit avec pour unique effet de masquer des problèmes.

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20 juin 2006

Pinault Printemps Redoute

Grands magasins Maurizio Borletti seul en piste
PPR négocie la vente du Printemps avec l'héritier de Rinascente

La vente du Printemps a pris une nouvelle tournure dans la journée d'hier. Alors qu'étaient évoqués pour la reprise de la filiale du groupe PPR dirigé par François-Henri Pinault les noms de la foncière Unibail ou de son homologue néerlandais Rodamco, associé aux Galeries Lafayette, c'est finalement Maurizio Borletti, l'un des principaux actionnaires des grands magasins italiens Rinascente, qui tiendrait la corde. Selon nos informations, PPR serait entré en négociations exclusives avec l'homme d'affaires associé à un consortium emmené par Natexis. Deutsche Bank, actionnaire de Rinascente, est également cité dans le financement de cette opération, dont le montant s'inscrit dans une large fourchette allant de 800 millions à 1,1 milliard d'euros. Les salariés du Printemps expriment leur inquiétude à la veille d'un comité d'entreprise prévu mercredi.

Source : www.lesechos.fr

Un gros projet en cours pour les italiens, cette fois le projet ne leur échappe pas.

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15 juin 2006

Du plomb dans l'aile pour EADS...

L'Airbus A380 fait plonger le titre EADS en Bourse
L'action du groupe aéronautique a chuté hier de 26,32 %

Le programme du superjumbo prend un an de retard

Le surcoût pourrait dépasser les 2 milliards d'euros

La révélation de nouveaux retards de livraison de six à sept mois pour l'Airbus A380, qui s'ajoutent aux six déjà annoncés en mai 2005, a affolé les investisseurs, qui ont vendu leurs titres EADS, la maison mère de l'avionneur européen. L'affaire pourrait coûter 2 milliards d'euros au groupe contrôlé en partie par Lagardère et DaimlerChrysler du fait, notamment, de la réorganisation de la production et des indemnités à verser aux compagnies aériennes. Les difficultés de production de l'appareil sont dues à des changements de la définition des systèmes électriques, mais toute la chaîne de fabrication est à revoir.

Source : www.lesechos.fr

C'est sur des marchés importants que les chocs des retards sont les plus violents. EADS en fait les frais actuellement mais tout de même, il doit y avoir un sacré problème sur la chaîne de production.

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14 juin 2006

Aéronautique

Sérieux retard au décollage pour l'A380 ; Nouveau report significatif pour le programme de l'A380 : Airbus a informé ses clients d'« un recalage des livraisons de six à sept mois » de son avion géant pour des raisons industrielles, ce qui va limiter à seulement 9 le nombre d'appareils de ce type livrés en 2007. L'avionneur prévoyait de livrer 20 à 25 exemplaires de l'A380 en 2007, selon Noël Forgeard, le coprésident exécutif d'EADS, maison mère d'Airbus. Conséquence directe de ce contretemps : EADS estime que ses perspectives de marge opérationnelle (EBIT) seront préservées en 2006, mais que, pour la période 2007-2010, ce rééchelonnement de l'A380 « diminuera l'Ebit d'environ 500 millions d'euros par rapport au plan initial ». Ce montant résulte « du glissement des marges sur les années suivantes, des surcoûts associés au plan de rétablissement et du versement des pénalités de retard de livraison à négocier avec les clients ». « Nous rencontrons une sérieuse difficulté liée à la montée en puissance industrielle du programme A380 », reconnaissent Noël Forgeard et Thomas Enders, les deux présidents exécutifs d'EADS. Airbus maintient toutefois l'objectif de certification et de première livraison de l'A380 à la fin de l'année à son premier client, Singapore Airlines (SIA), mais un seul appareil sera livré à cette échéance au lieu des deux prévus initialement. Ce nouveau retard s'ajoute à un premier décalage de six mois du calendrier de livraison. A l'origine, SIA devait recevoir le premier A380 en mars 2006.

Source : www.lesechos.fr

Le projet est complexe et unique mais les retards le sont aussi... Un problème dans les prévisions...

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12 juin 2006

Cession de titres

Le groupe hôtelier descend à 6 % dans le capital
Le retrait d'Accor rebat les cartes au Club Med

Revirement stratégique majeur pour Accor. Deux ans après être monté à 28,9 % dans le capital du Club Méditerranée, ce qui avait alimenté les rumeurs d'une prise de contrôle, le groupe hôtelier, dirigé depuis janvier par Gilles Pélisson, a annoncé vendredi sa décision de ne plus conserver que 6 % des titres de l'exploitant de clubs de vacances. Un premier bloc de 16 % est cédé à la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc (10 %), à Air France-KLM (2 %) et au groupe immobilier Icade (4 %) ; ce dernier doit approuver aujourd'hui la transaction. Un deuxième bloc de 6,9 % sera vendu « prochainement », dont 1,5 % à Generali France. Gilles Pélisson, qui estimait limitées les synergies entre les deux groupes, montre ainsi que la « revue stratégique » en cours des participations d'Accor peut conduire à des décisions fortes. PDG du Club Med, Henri Giscard d'Estaing se réjouit pour sa part de la nouvelle composition du capital qui renforce sa marge de manoeuvre.

Source : www.lesechos.fr

Si cela satisfait les deux groupes, cela ne peut être qu'une bonne opération.

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05 juin 2006

Presse

Devançant le feu vert de Bruxelles
Roularta monte à 100 % dans L'Express-Expansion
Après avoir cédé 35 % du capital de L'Express-Expansion au belge Roularta fin 2005, la Socpresse a décidé, samedi, de céder le solde du capital en exerçant son droit de vente plus d'un an avant l'échéance prévue. Le groupe contrôlé par Serge Dassault empochera donc 220 millions d'euros pour l'ensemble. Roularta accroît ainsi sa présence en France, où il réalise désormais la moitié de son chiffre d'affaires.

Source : www.lesechos.fr

Dassault se sépare d'une partie de ses activités de presse, au profit de d'un groupe étranger. Que de bénéfices déjà engrangés pour cet exercice à faire remonter dans le groupe.

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31 mai 2006

Infrastructures

Aéroports de Paris veut lever 1,2 milliard d'euros
Les modalités de l'introduction en Bourse officialisées aujourd'hui

Le gestionnaire des aéroports parisiens doit présenter ce matin les modalités officielles de son introduction en Bourse. L'opération, qui attendait hier, tard dans la soirée, le visa de l'Autorité des marchés financiers (AMF), suivi du feu vert officiel du ministère de l'Economie et des Finances, prévoit de lever au total 1,217 milliard d'euros répartis équitablement entre une cession de titres de l'Etat et une augmentation de capital. Fondée sur une valorisation du groupe, avant augmentation de capital, entre 3,6 milliards et 4,1 milliards d'euros, la fourchette de prix estimée pour l'action ADP se situerait entre 42 et 48,50 euros pour les investisseurs institutionnels avec une décote de 1 euro appliquée aux particuliers. Bercy se réserve par ailleurs la possibilité d'exercer une « clause d'extension » qui pourrait relever jusqu'à 800 millions d'euros la part lui revenant. Sa participation restera toutefois nettement majoritaire, entre 67 % et 72 % du capital.

Source : www.lesechos.fr

L'AMF donne son autorisation finale. Nous en saurons peut-être plus prochainement.

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30 mai 2006

Sidérurgie

Arcelor : Colette Neuville monte au créneau
La présidente de l'Adam réclame qu'Alexeï Mordachov lance une OPA

Très critique sur le projet de mariage annoncé entre Arcelor et le sidérurgiste russe Severstal, Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam), a envoyé hier soir une longue lettre à la direction d'Arcelor. Elle y réclame qu'Alexeï Mordachov, le patron de Severstal, qui doit devenir l'actionnaire clef du futur ensemble, lance une OPA en bonne et due forme sur Arcelor. Le projet actuel prévoit qu'il monte rapidement à plus de 37 %, mais sans offre publique. De leur côté, Alexeï Mordachov et le patron d'Arcelor ont entamé hier une série de réunions pour convaincre les investisseurs. Le Russe dément aux « Echos » toute intention de monter à 45 % dans le capital. Il n'en a ni les moyens ni le droit. Kamal Nath, le ministre indien du Commerce, soutient de son côté Mittal : « La nationalité d'un repreneur ne devrait pas compter », dit-il.

Source : www.lesechos.fr

Il semblerait que certains actionnaires soient pro Mordachov. Les indiens font grise mine et pensent être victime de problèmes de nationalité. Est-ce vraiment le cas. Il s'agit peut-être plutôt de se défendre face à une OPA hostile...

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