09 novembre 2006
Financement des PME
Jacques Chirac lance le dispositif de financement des PME
[ 09/11/06 ]
Faisant appel à un partenariat entre la Caisse des Dépôts et Consignations et des acteurs privés, France Investissement, le dispositif de financement en fonds propres des PME et des jeunes pousses, démarre sur un rythme d'investissement plus que doublé par rapport à ce qui était prévu.
France Investissement, le dispositif de financement en fonds propres des PME et des jeunes pousses, est désormais sur les rails. Onze mois après l'avoir appelé de ses voeux, le président de la République l'a porté sur les fonts baptismaux à l'occasion, hier, du 190e anniversaire de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Jacques Chirac a réaffirmé sa volonté de « réorienter l'épargne des Français vers la partie la plus productive et la plus dynamique de notre économie » afin « d'aider les petites et moyennes entreprises à relever le défi de la croissance ».
Le chef de l'Etat peut être satisfait, car de bonnes fées se sont penchées sur le berceau de France Investissement. En effet, le dispositif fait ses premiers pas avec des apports initiaux plus que doublés par rapport à ce qui était prévu. Financé par la Caisse des Dépôts et Consignations et par six partenaires privés pour le moment, le dispositif débute « sur un étiage d'environ 500 millions d'euros par an », ce qui pourrait conduire à « 2 milliards d'euros en quatre ans » - au lieu de huit ans initialement - et à « 3 milliards sur six ans », explique le ministre des PME, Renaud Dutreil, qui présente officiellement la structure ce matin en compagnie du ministre de l'Economie, Thierry Breton.
Abondement de la Caisse
Pivot du dispositif, la Caisse des Dépôts et Consignations a conclu hier une convention de six ans avec l'Etat pour définir les modalités de sa participation à France Investissement. Elle « s'est engagée à investir 2 milliards d'euros sur une période de six ans », soit un « doublement de son effort », a souligné, hier, Jacques Chirac. L'apport privé représentera « 1 milliard d'euros sur la même période », a ajouté le président. En fait, les investisseurs institutionnels privés - les trois principaux assureurs français (AXA, AGF, Groupama) et trois banques (le Groupe Caisse d'Epargne, Natexis Banques Populaires, Société Générale) - ont pris un engagement pour l'année 2007, celui d'apporter autour de 400 millions d'euros que la Caisse doit abonder. Cet abondement devrait s'élever autour de 160 millions d'euros.
France Investissement démarrera ainsi sa première année avec largement plus de 700 millions d'euros en poche, soit 50 % des investissements effectués par les acteurs du capital-développement (investissements minoritaires en fonds propres) et du capital-risque en 2005 (respectivement 954 millions d'euros en capital-développement et 481 millions en capital-risque). Sur ces quelque 700 millions, environ 200 millions sont logés dans la partie publique de la structure (qui n'a pas d'existence juridique). Au sein de ce montant, 150 millions d'euros par an proviennent du programme d'intérêt général d'investissement de la Caisse des Dépôts et Consignations dans les PME (PME Innovation). Cette branche sera gérée directement par CDC Entreprises, le bras armé de la Caisse dans le capital-investissement, dirigé par Jérôme Gallot.
Dans la branche privée, qui disposera de plus de 500 millions en 2007, les partenaires créeront des fonds de fonds que la CDC abondera en tant qu'investisseur minoritaire. Le soutien de la Caisse variera en fonction des projets, mais peut approcher jusqu'à 100 % des apports privés.
ALEXANDRE COUNIS ET LAURENT FLALLO
20 juin 2006
Marchés boursiers
La Bourse de Francfort veut séduire Euronext à tout prix
• Le patron de Deutsche Börse a fait hier de nouvelles concessions
• L'offre met l'accent sur le caractère fédéral de l'organisation du nouveau groupe
• Les termes financiers de la proposition inchangés
Hier, au début de la soirée, Deutsche Börse a divulgué dans un long communiqué la nouvelle offre qu'elle propose pour tenter de séduire actionnaires et utilisateurs d'Euronext. Fondamentalement, les termes financiers de la proposition n'ont pas été modifiés. Mais l'évolution récente des cours la rend un peu plus attractive que celle du New York Stock Exchange. Sur la base des cours du 16 juin, l'action Euronext se trouve valorisée à 65,98 euros, contre 65,67 euros dans l'hypothèse américaine. C'est surtout du côté de la physionomie que prendrait le nouveau groupe qu'il faut chercher les avancées allemandes. Mettant l'accent sur l'aspect fédéral de sa proposition, Francfort a fait quelques concessions sur la localisation des fonctions centrales au profit de Paris et d'Amsterdam. Pour autant, l'Allemagne conserverait encore une bonne partie des directions les plus importantes. Le patron du New York Stock Exchange, John Thain, n'a pas vu dans ces nouvelles propositions de raison suffisante d'envisager un éventuel relèvement de son offre. Mais les Allemands se réservent la possibilité d'agir sur la partie en numéraire.
Source : www.lesechos.fr
L'allemagne n'a pas fini de dévoiler son jeu.
08 juin 2006
Consolidation boursière
La Bourse de Francfort repasse à l'offensive sur Euronext
• Une interview exclusive du président du directoire de Deutsche Börse
• Ses dirigeants étaient hier à Paris
• Après Jacques Chirac, le ministre italien de l'Economie plaide pour une solution européenne
Deutsche Börse ne désarme pas. La Bourse de Francfort, éconduite par Euronext au profit du New York Stock Exchange, tente de reprendre la main en dramatisant l'enjeu politique d'une consolidation des Bourses européennes. Dans une interview exclusive aux « Echos », Reto Francioni, le président de son directoire, estime qu'une fusion transatlantique serait « une voie à sens unique ». Il rappelle les concessions qu'il était prêt à faire et n'en exclut pas de nouvelles. Confiant, il veut croire que sa proposition « a été pour partie mal interprétée ». Après Jacques Chirac, Tommaso Padoa-Schioppa, le ministre italien de l'Economie, s'est prononcé hier en faveur d'une alliance continentale, incluant la Bourse de Milan. La Bourse de Zurich a fait savoir qu'elle ne voulait pas rester en dehors du mouvement.
Source : www.lesechos.fr
02 juin 2006
Alerte BCE
Marchés La banque centrale s'inquiète de l'équilibre du système financier
La BCE dénonce les risques majeurs liés aux pratiques des « hedge funds »
La Banque centrale européenne s'inquiète ouvertement des risques induits par les fonds d'arbitrage. Dans son « rapport sur la stabilité financière », l'institut d'émission estime que ces fonds pratiquent tous les mêmes stratégies, ce qui fait planer, en cas de rééquilibrage synchronisé de leurs portefeuilles, un risque majeur sur le système financier international.
Source : www.lesechos.fr
Les financiers de ces fonds de placement n'ont-ils que le mot rentabilité à la bouche?
Il faut espérer que non.
26 mai 2006
Un mal pour un bien
Divorce à l'amiable entre l'Ecureuil et la Caisse des Dépôts
• La fin de plus de cent cinquante ans d'histoire commune
• La CDC sort du Groupe Caisse d'Epargne pour 7 milliards
• La voie est libre au rapprochement du mutualiste avec les Banques Populaires
Après deux mois et demi de bras de fer, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et l'Ecureuil ont signé un accord qui scelle leur divorce à l'amiable. En mettant fin à plus de cent cinquante ans d'histoire commune avec le groupe mutualiste, l'établissement public ouvre la voie au rapprochement des Caisses d'Epargne avec le Groupe Banque Populaire, qui donnera naissance à un nouveau géant bancaire français, fort de 20 % de parts de marché en banque de détail. Selon l'accord, qui sera paraphé dans les premiers jours de juin, la CDC n'entrera pas au capital de NatIxis, le futur holding qui réunira les principales filiales métiers des deux groupes. Elle cédera aux Caisses d'Epargne sa participation de 35 % dans leur holding de tête pour environ 7 milliards d'euros. L'accord prévoit la réorganisation des relations entre les deux groupes et la cession de certains actifs de l'Ecureuil à la CDC dans l'immobilier, l'assurance et le capital-investissement. Le pacte d'actionnaires de CNP Assurances, qui lie la CDC, l'Ecureuil et La Banque Postale, sera renégocié afin d'être prorogé jusqu'en 2015.
Source : www.lesechos.fr
Il aura fallu cela pour que puisse naître ce très beau groupe français. La CDC a fait des histoires, nous ne connaîtrons sûrement pas la raison de ce choix. L'essentiel étant de voir ces sociétés fusionner. Il faut espérer qu'il n'en restera que du positif.
22 mai 2006
Marchés financiers
| Euronext dit oui à Wall Street |
| Le conseil de surveillance de la bourse paneuropéenne s'est dit favorable lundi à la proposition de rachat de la Bourse de New York qu'il considère comme "la plus attrayante" par rapport à celle de la Deutsche Börse. Le conseil de surveillance de la Bourse paneuropéenne Euronext s'est dit favorable lundi à la proposition de rachat de la Bourse de New York (New York Stock Exchange, Nyse) qu'il considère comme "la plus attrayante" par rapport à celle de la Bourse allemande Deutsche Börse. Peu avant cette annonce à Paris, le titre Euronext fléchissait de 9,45% à 67,5 euros. |
LExpansion.com |
18 mai 2006
Un risque de capotage du projet...
Banque Alors que l'Ecureuil peine à trouver un accord avec la CDC
NatIxis : le Groupe Banque Populaire menace d'abandonner le projet
La tension est encore montée d'un cran, hier, sur le projet Nat- Ixis de rapprochement des Caisses d'Epargne avec les Banques Populaires. Devant l'intransigeance de la Caisse des Dépôts et Consignations, actionnaire à 35 % de l'Ecureuil, hostile à un projet qu'elle juge en l'état défavorable à ses intérêts patrimoniaux, le Groupe Banque Populaire a frappé du poing sur la table. Il a menacé de claquer la porte si le calendrier de l'opération, qui prévoit la signature d'un accord entre les deux mutualistes au 1er juin, devait être décalé.
Source : www.lesechos.fr
Ce serait vraiment domage qu'un si beau projet n'aboutisse pas. Donner plus de poids à ces protagonistes à l'international pourrait être intéressant. A suivre...
12 mai 2006
Le conflit persiste entre l'écureuil et la CDC.
Banque Une action en justice possible dès lundi
La Caisse des Dépôts reste opposée au projet NatIxis
En présentant les excellents résultats 2005 de la Caisse des Dépôts hier, son directeur général, Francis Mayer, a souligné qu'il restait opposé au projet NatIxis de rapprochement des Banques Populaires avec l'Ecureuil, dont la CDC détient 35 %. Les négociations entre les Caisses d'Epargne et l'établissement public pourraient néanmoins s'accélérer, la procédure de conciliation expirant lundi 15 mai. La CDC sera alors en droit d'ester en justice.
Le mastodonte instutitionnel financier va-t-il voir le jour? Cela risque de se jouer au tribunal.
11 mai 2006
Taux
Interrogations sur la politique future de la banque centrale américaine
La Fed relève une nouvelle fois son principal taux directeur, à 5 %
Comme le prévoyaient la quasi-totalité des économistes, la Réserve fédérale américaine, dirigée depuis le mois de février par Ben Bernanke, a, pour la seizième fois d'affilée, relevé d'un quart de point son principal taux directeur, qui passe ainsi de 4,75 % à 5 %. Désireuse de conserver une marge de manoeuvre, la banque centrale a laissé, hier soir, la porte ouverte à de nouvelles hausses des taux. Celles-ci seront dépendantes des statistiques à venir. L'euro est monté jusqu'à 1,2833 dollar après le communiqué de la Fed.
Source : www.lesechos.fr
L'euro toujours plus fort, est-ce vraiment bon ? La FED est dans une démarche de revalorisation du Dollar. L'argent aux USA devient plus cher.
21 avril 2006
La société générale
Finance
La Société Générale se rapproche du but en Chine
La banque française favorite pour Guandong Bank après l'achat du croate Splitska Banka
La roue tourne. Alors que Citigroup semblait tenir la corde ces derniers mois, c'est désormais la Société Générale qui se retrouve en position de favori pour entrer au capital de Guangdong Bank. Aucune remise en question des textes régulant l'investissement étranger ne sera autorisée dans l'opération de rachat de cette banque chinoise, affirmait hier un officiel chinois. Pour espérer rester dans la course, l'établissement américain devrait donc réviser l'ensemble de son offre. Juridiquement compliqué et économiquement laborieux, ce réajustement nécessiterait l'entrée de nouveaux partenaires chinois dans le consortium et suppose, surtout, l'organisation d'un nouveau round d'offres. Or, aucun lancement de nouvelles procédures n'a été signifié à la banque française et à ses partenaires, les chinois Sinopec et Baosteel. Du coup, les chances de la Société Générale sont au plus haut, alors qu'elle vient d'annoncer l'acquisition, pour 1 milliard d'euros, de la cinquième banque croate Splitska Banka.
Article issu du site www.lesechos.fr
Le marché des services bancaires toujours en plein mouvements